HOMME ARBRE, 2025

– Acrylique sur toile
– 46 x 38 cm I Peint sur les bords I signature au dos
Paris

Dans Homme-arbre, la figure humaine se confond avec une forme végétale, comme si le corps entrait dans un processus de métamorphose lente et irréversible. Le visage, à peine lisible, semble émerger d’un enchevêtrement de masses blanches et sombres, évoquant à la fois feuillage, racines et matière organique en expansion.

La composition repose sur un contraste marqué entre le noir et le blanc, qui accentue la tension entre apparition et effacement. Le dessin, fragmenté et nerveux, suggère un corps traversé, fissuré, envahi par une force qui dépasse l’individu. L’homme ne se tient plus face au monde : il devient paysage, structure, matière vivante.

Loin d’une simple hybridation symbolique, l’œuvre interroge la perte de frontières entre l’humain et son environnement. La métamorphose ne relève pas ici du fantastique, mais d’un état intérieur, d’un glissement identitaire où le corps se transforme pour survivre, s’enraciner ou disparaître.

Homme-arbre s’inscrit dans une recherche où la figure n’est jamais stable. Elle apparaît comme un point de passage entre différentes formes d’existence, révélant une identité en mutation, suspendue entre résistance et abandon.